Article: Hobo Odette bicolore : saurez-vous retrouver le paysage qui se cache dans ce sac ?

Hobo Odette bicolore : saurez-vous retrouver le paysage qui se cache dans ce sac ?
On ne choisit pas complètement ce qui nous influence. À force de vivre quelque part, de regarder toujours les mêmes paysages sans ne plus y penser, notre œil enregistre les couleurs, les contrastes, la lumière…
Et puis un jour, toute cette accumulation rejaillit sans prévenir ! C’est exactement ce qui s’est passé avec ce sac hobo bleu et jaune.

Ce Hobo Odette, c’était la Chapelle du Rosaire à Vence, dite la chapelle Matisse.
Maintenant que j’ai eu ce flash, difficile de s’en défaire : je l’associe, malgré moi, à ce lieu que j’aime tant, aussi bien pour sa beauté que pour son histoire.
La chapelle du Rosaire est née d’une reconnaissance mutuelle, d’un dialogue entre un grand artiste vieillissant, Henri Matisse et une femme discrète, Monique Bourgeois qui sera son infirmière avant de devenir soeur Jacques-Marie. C’est cette femme qui va accompagner Matisse et créer les conditions pour que ce projet prenne corps à la fin des années 1940.

J’aime cette rencontre inédite et ce résultat épuré très loin des codes traditionnels de l’architecture religieuse, ce jaune et bleu des vitraux empruntés à la nature méditérranéenne, ces lignes franches et pures.
Rassurons-nous, loin de moi l’idée absurde de comparer mon sac à une chapelle édifiée par l’un des plus grands artistes du 20e siècle mais juste ces couleurs qui s’ancrent dans nos persistances rétiniennes que l’on soit touriste, artiste, résident des lieux… Cela me fascine !
Alors côté silhouette, comment adopter le Hobo Odette ?
Il fonctionne très bien avec du blanc, évidemment. Une robe en coton, une chemise ample, un pantalon clair… clin d’œil assumé à Vence et à Matisse. Opterez-vous pour un total look Chapelle du Rosaire ?
Sinon, il est aussi très juste avec une robe tube, un jean brut, des choix marqués mais sans sophistication. C’est souvent dans ces cas-là qu’il révèle le plus son intérêt : il vient réveiller une tenue sans la compliquer.
Voilà, au fond, j’aime bien l’idée que les objets puissent naître de cette façon : d’un usage concret mais aussi de souvenirs visuels, de lieux aimés et de couleurs qui restent ancrées dans la rétine et flottent dans notre esprit.








